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Jean-Louis
Wattez Président
de l’association Lestrem Nature Membre
titulaire du Comité de Bassin Artois Picardie Vice-Président
du SAGE de
Après consultation du dossier en mairie d’Isbergues, je me
permets de vous faire connaître mes remarques. Il
est assez surprenant que ce dossier, si important, soit déposé par une
société en cours de création et qui n’a donc aucune référence !
Sur un site classé « SEVESO » à haut risque on ne devrait
accepter que des entreprises confirmées qui ont fait leurs preuves. Le
capital de départ de la société est très dérisoire et fait peu sérieux !
De plus le nom choisi, « Terra Nova », ne fait qu’accroître
les doutes ! Plusieurs entreprises françaises, suisses et
allemandes portent déjà ce nom et travaillent
sur le même créneau ! Très troublant et inquiétant! Sur un site
qui va faire l’objet d’un plan de prévention des risques
technologiques on ne se peut permettre aujourd’hui une telle légèreté!
Etude de dangers L’étude
de dangers est réalisée par le bureau d’études
ENTIME filiale de ATEIM Technologies sous traitant du groupe
ARCELOR. Compte
tenu de l’importance des risques pour la santé des populations
environnantes et pour l’environnement,
je demande
que l’étude des dangers réalisée par
l’industriel soit complétée, par une analyse critique réalisée par
un organisme tiers expert
extérieur et indépendant. Dans
certains domaines cette étude se révèle nettement insuffisante :
Impact sur l’air Les
seuls chiffres présentés sur l’analyse de la qualité de l’air
concernent la ville de Béthune ce qui est un peu léger d’autant plus
que Béthune n’est pas situé dans la direction des vents dominants ! La
charge polluante des rejets atmosphériques
annoncés n’est pas satisfaisante
au niveau des unités utilisées. Les
tableaux de normes sont en mg/m3 et
les prévisions exposées en terme de flux atmosphérique en kg/h ou
tonne/année. L’installation d’un site de recyclage
de pots catalytiques peut être lourde de conséquences sur le plan des
effets sur la santé : les composants d’un pot catalytique étant un
substrat céramique recouvert d'une phase catalytique contenant des métaux
précieux (platine, palladium, rhodium). Si la récupération des métaux
précieux par broyage du
catalyseur et affinage (séparation et purification des métaux précieux),
est la motivation essentielle, il ne faut pas oublier les
fibres céramiques contenues dans les pots catalytiques. La
fibre céramique réfractaire (FCR) a été classée par la directive
Européenne 97/69/CE comme "Cancérogène de deuxième catégorie",
répertoriée
en CMR (cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques) par arrêté du 28
août 1998 et
de lourds soupçons pèsent sur les fibres de verre. Le broyage des pots catalytique libère
inévitablement des poussières de fibres de céramiques réfractaires. Au
chapitre des déchets, 1000 tonnes de déchets de céramique et 8000
tonnes de fibres de de verre sont prévus par an.
Le droit à l’information des citoyens
a également été confirmé par la loi du 22 juillet 1987 :
"les citoyens ont un droit à l’information sur les risques
majeurs auxquels ils sont soumis dans certaines zones du territoire et
sur les mesures de sauvegarde qui les concernent". L’information
préventive du public est bien un facteur de prévention à part entière. Je demande la création rapide d’un comité local d’information
et de concertation. La loi n° 2003-699 du 30 juillet
2003 institue des comités locaux d’information et de concertation
pour tout bassin industriel comprenant une ou plusieurs installations
« SEVESO AS ».Les site s’Isbergues comporte deux
installations classées SEVESO dont l’une, est UGINE & ALZ Groupe ARCELOR est classée « SEVESO
AS » l’autre ThyssenKrupp Electrical Steel UGO en seuil
bas.. Lieu d’échange et d’informations
sur les actions menées par les exploitants des installations classées
en vue d’en prévenir les dangers et nuisances, le CLIC :
Conclusion
La région Nord-Pas de
Calais doit-elle supporter le poids d’une telle activité ? Son
passé industriel a lourdement pesé sur la qualité de son
environnement et de son cadre de vie :
on recense en région Nord - Pas de Calais encore quelques 150 sites
pollués, Si
le recyclage est une nécessité
écologique celui des pots catalytiques et des cartes électroniques
doit être réalisé avec de hautes garanties sanitaires et
environnementales car les déchets générés sont dangereux.
Or ce dossier ne nous donne aujourd’hui aucune garantie et
cette activité est projetée sur un site à déjà hauts risques
technologiques. Lestrem
le 22 novembre 2006 Jean-Louis
Wattez
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