Observations
de Thomas Cheyrezy
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Les milieux |
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Les oiseaux migrateurs
Les oiseaux estivants
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Rossignol
philomèle Luscinia
megarhynchos
Passereau
long de 16,5 cm brun à ventre blanc. Il migre en Afrique de l’Est. Arrivant dans nos régions en avril, il nous quitte dès le mois d'août pour regagner l'Afrique. En migration, il arrive que l'on surprenne un Rossignol au détour d'un champ de maïs. Comme en d'autres saisons, cette vision est toujours très brève. La teinte brun roux et la queue rousse ainsi que le fait qu'il regagne immédiatement le couvert sont des indices utiles à l'identification.
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Le gobe-
mouches gris Muscicapa
striata
Passereau long de 14 cm. Il a la poitrine tachetée et le dos gris. Il migre au sud du Sahara.. Plumage discret, cris et chants qui le sont plus encore, la sobriété est de mise chez les Gobemouches gris et elle ne facilite pas leur découverte. Heureusement, leurs longs affûts sur la cime des arbres ou sur un fil électrique les mettent un peu en évidence. Dans une attitude dressée, un peu raide, le Gobemouche observe de ses gros yeux noirs. Qu'un papillon quitte les frondaisons et passe à proximité, il le poursuit d'un vol hésitant et le capture en plein vol avec un claquement de bec qu'on est tout surpris d'entendre jusqu'à une vingtaine de mètres. Son régime insectivore rend sa présence brève sous nos cieux : il revient en mai. Les départs nocturnes vers l'Afrique tropicale se produisent principalement en août. Le Gobemouche gris aime les boisements clairs de grands arbres : allées, bords de rivières, parcs et vergers. La proximité des habitations ne le gêne pas et il lui arrive d'installer son nid sur une treille ou dans un trou de mur. Cependant, sa préférence ira le plus souvent vers le lierre des gros troncs, le départ d'une branche, une large cavité. La femelle prend la plus grande part dans la construction du nid de radicelles, mousses et lichens, garni d'herbes sèches, de laine et de quelques plumes. Elle couve seule pendant près de deux semaines les 4 ou 5 oeufs verdâtres tachés de rouille. Après un séjour au nid d'une douzaine de jours, les jeunes demeurent longtemps avec leurs parents qui les nourrissent. Ces petits groupes familiaux apparaissent ainsi un matin d'été dans un lieu où aucun Gobemouche n'avait été observé auparavant.
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La
bergeronnette printanière Motacilla
flava Passereau long de 17 cm, elle a le ventre jaune, le dessus olive et chez les mâles, une calotte grise. Elle migre en Afrique et au Moyen Orient. Les Bergeronnettes printanières fréquentent la campagne cultivée et les prés, de préférence humides. Exclusivement insectivores, ce sont des visiteuses d'été qui viennent nicher sous nos cieux et plus au Nord. Les premières nous reviennent fin avril. Plusieurs sous-espèces dont les mâles peuvent être distingués à la couleur de la tête occupent l'Europe. Chez toutes les sous-espèces, le dos est olive et le ventre jaune citron chez le mâle, plus terne chez les femelles et les jeunes. C'est en mai, alors que certaines de leurs consoeurs poursuivent leur route vers le nord, que les Bergeronnettes s'installent. Le mâle s'occupe de la défense du petit domaine, y compris contre d'autres petits oiseaux. La femelle construit le nid dans un creux du terrain avec des brindilles, des tiges de végétaux, des crins et des brins de laine. Elle couve seule les cinq ou six oeufs qui éclosent après une dizaine de jours. Moins de deux semaines plus tard, avant de bien voler, les jeunes quittent le nid. En août, et surtout en septembre, les "Printanières" nous quittent pour l'Afrique (au sud du Sahara). Isolées ou en bandes lâches, elles filent de leur vol ondulé, en poussant des " psie " bien séparés. Arrivées dans les pays méditéranéens (Malte, Maroc, surtout), elles subiront, malgré leur petite taille, le tir de glorieux chasseurs. On évitera de confondre les Bergeronnettes printanières avec leurs cousines, les Bergeronnettes grises dont les couleurs sont différentes mais surtout avec les Bergeronnettes des ruisseaux également de dessous jaune mais de dos sombre. Les Bergeronnettes printanières sont soumises aux dangers communs aux oiseaux hivernant en Afrique (chasse, sécheresse). Dans notre région, les dangers qui les guettent sont essentiellement liés aux pratiques culturales. Le rétablissement de prés humides leur permettrait aussi de retrouver leur milieu d'origine.
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