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Les jardins anglais |
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Les
jardins anglais I
– Un bref aperçu historique : Le
jardin paysager anglais du XVIII ème siècle
Par opposition et à cause du changement progressif des mentalités, le jardin est devenu plus naturel (sinon plus libre) avec des courbes, des perspectives sur la campagne environnante, avec des ouvertures appelées « ha-ha » : le modèle pratiquement inchangé est le jardin de Stourhead prés de Salisbury au sud-ouest de l’Angleterre. Lancelot Capability Brown puis Repton sont les principaux architectes de cette nouvelle vision. Les
plantes venues d’ailleurs dès le XVIIème siècle prennent une place
importante dans le ‘design’ du jardin (Ah ! Avoir ce que n’a
pas le voisin !). Ainsi au XIX ème siècle le signe de la réussite des bourgeois aisés était de travailler à Londres mais de vivre à la campagne dans des propriétés richement arborées. Des pépinières de renom envoyaient des découvreurs de plantes : Douglas à l’ouest des USA, Wilson en Chine.
Le
‘cottage garden’ A
la fin du XIXème siècle Robinson, chantre du jardin naturel a ouvert la
voie au jardin de cottage (un peu analogue au ‘jardin de curé’), avec
une profusion de fleurs arrangées en ‘mixed borders’. De nos jours, les nouveaux jardins s’européanisent à nouveau, laissant moins de place aux plantes et en privilégiant les matériaux (métal, verre..)
II-
Les catégories de jardins « J’estime
un homme à ses parterres » disait le Prince de Lignes, grand
amateur de jardins, confident de Marie-Antoinette et ancêtre de
l’actuel propriétaire du château
de Beloeil prés de Tournai dont le jardin est resté pratiquement inchangé depuis lors. Autant
dire qu’il y a autant de jardins que de jardiniers. Pour autant on peut
considérer 4 types de jardiniers : -
Le ‘plantsman’ :
‘l’amoureux’ des plantes, qui connaît leur origine, leur
histoire…(exemple : le jardin de Christopher Lloyd à Great
Dixter) -
Le ‘jardinier des
fleurs’ qui utilise les plantes comme
un peintre ses couleurs (exemple : le jardin de Sissinghurst avec
ses jardins à thèmes de couleurs). -
Le ‘designer’ :
pour qui la plante n’est plus qu’un
élément de décoration (les exemples sont nombreux aux Jardins de Chaumont
sur Loire prés de Blois). - Une quatrième catégorie, le potagiste peut s’apparenter aux catégories précédentes (exemple : les Jardins de Villandry prés de Tours). |