Le gène n’est pas une matière inerte ! 

Son rôle dans l’expression du métabolisme est extrêmement complexe. Il provoque la synthèse de protéines qui vont interagir avec notre organisme ou l’environnement. Manipuler des gènes, cela veut dire redistribuer les cartes de l’évolution pour des milliers d’années.

Des allergies plus nombreuses ?

Les allergies alimentaires sont provoquées par des protéines auxquelles l’organisme réagit de manière exacerbée. Or ce sont les gènes qui sont responsables de la fabrication des protéines L’introduction de nouveaux gènes dans les plantes cultivées à destination de la consommation humaine ou animale, signifie de nouvelles protéines, qui peuvent déclencher de nouvelles allergies. On connaît déjà le cas d’un soja « amélioré »  avec un gène de noix du brésil où il y a eu passage du pouvoir allergène de la noix au soja.

Une menace sur l’efficacité des antibiotiques utilisés en médecine 

Un maïs qui vient d’être introduit sur le marché contient un gène de résistance à un antibiotique (inutile pour la plante, mais destiné à sélectionner les plantes qui ont intégré le nouveau gène) . Or cet antibiotique est utilisé dans la lutte contre les bactéries pathogènes pour l’homme. De nombreux scientifiques craignent le passage du gène de résistance à des bactéries du système digestif humain et animal, ce qui aurait pour conséquence désastreuse d’accélérer la perte d’efficacité des antibiotiques dans la lutte contre les maladies infectieuses d’origine bactérienne, qui est déjà un problème médical de grande ampleur.

 

  

 

Pour éradiquer le paludisme, on crée génétiquement une nouvelle espèce de moustiques à partir des moustiques transmetteurs, dont la salive ne serait pas favorable à la transmission du paludisme. Des essais ayant montré que ces moustiques ne sont pas suffisamment compétitifs, on prévoit de les modifier de façon à le rendre encore plus agressifs , sans se soucier des conséquences sur la faune et la flore que peut avoir le lâcher de ce super moustique.  

On élève des saumons génétiquement modifiés, trois fois plus forts que les saumon naturels. Actuellement les analyses, effectuées autour des fermes d’élevage, indiquent que plus du tiers des saumons sauvages sont des descendants de ces saumons d’élevage ce qui à terme aboutira à la disparition des espèces naturelles de saumons. 

Les colzas génétiques résistants aux herbicides ont produit par contagions au Canada des espèces sauvages résistantes aux herbicides, des procès sont en cours.

La durée d’efficacité d’une nouvelle génération des variétés OGM s’avèrent plus courte que prévue entraînant les semenciers dans une course sans fin.

La pollution des sols et de l’eau par les produits de traitements tolérés par les plantes transgéniques interdisent un retour en arrière rendant l’agriculteur dépendant d’un seul semencier et de sa course sans fin à la recherche de nouvelles semences. Ce qui mène à la disparition à terme des variétés actuelles.

Déclin des ravageurs

Les plantes résistant mieux aux ravageurs, cela entraîne un déclin des populations de ravageurs et donc d’insectes auxiliaires. Ces changements se répercutent alors au niveau de la chaîne alimentaire. Pourtant, n’oublions pas que l’homme est au sommet de cette pyramide alimentaire et que la disparition de certains étages nous touchera à plus ou moins long terme.

Une solution pour la faim dans le monde ?

On parle effectivement de productivité plus élevée donc on en conclut que cela va résoudre les problèmes de faim dans le monde actuel et que cela répondra aux besoins en nourriture des générations futures. Mais tant qu’il n’y aura pas de répartition équitable des productions sur l’ensemble de la planète, des hommes, des femmes et des enfants continueront de mourir de faim dans certains pays alors que d’autres seront en surproduction.

 

 
 
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