
Soyons plus vigilants quant aux semences que nous
utilisons. Il suffit de vérifier que le paquet ne porte pas de
mentions F1, F2… pour s’assurer que ce ne sont pas des graines
issues d’hybridations non naturelles.
Dimanche
12
Octobre
salle
des fêtes
de
Lestrem
avec une exposition sur les OGM proposée
par la
commune de Lestrem. |
Des hybrides aux OGM :
réflexions sur l’amélioration des plantes
La sélection massale
Depuis toujours, c’est la sélection dite « massale » qui
est utilisée. Elle consiste à choisir dans les populations les individus
selon leurs propres performances. Grâce à elle, au fil des siècles, en repérant
les plantes les plus intéressantes et en utilisant les graines comme
semences, les agriculteurs ont obtenu des variétés nouvelles, différentes
des populations de départ. Cette méthode est simple, efficace et naturelle.
Les hybrides
Puis la création variétale a réellement commencé avec les hybridations
entre variétés choisies comme parents par les sélectionneurs. La génération
issue de ces croisements soit se reproduit naturellement identique à elle-même,
soit exige pour la production de semences un croisement contrôlé entre deux
ou plusieurs parents. Dans ce dernier cas, on obtient des hybrides dont les
exemples les plus fameux sont le maïs et la betterave.
Outre les hybridations entre variétés, les
croisements entre espèces et genres végétaux ne sont pas impossibles. Ils
existent dans la nature comme le prouve le Triticale qui est un croisement
entre le blé et le seigle. Mais ces individus sont le plus souvent stériles.
Qu’à cela ne tienne, les généticiens, grâce à une meilleure
connaissance des mécanismes fondamentaux du fonctionnement de la plante et de
sa biologie florale et un long travail de sélection, ont pu parvenir à une
plante stable. Les chercheurs ont ainsi réussi à augmenter la diversité génétique
et l’on dispose aujourd’hui de variétés performantes, plus diversifiées,
mieux adaptées aux milieux, plus résistantes aux maladies et de meilleure
qualité.
In vitro
La découverte suivante fut la multiplication végétative in vitro
qui consiste à bouturer des microplantes en éprouvette. Chaque bourgeon isolé et repiqué dans le milieu qui
lui convient donne 3 à 5 semaines plus tard selon les espèces, une nouvelle
microplante et ainsi de suite. La connaissance des substances qui contrôlent
l’orthogénèse (mode d’évolution) des plantes a permis la mise au point
de cette méthode de reproduction conforme. Ses avantages : d’une part
les plants ainsi régénérés sont fertiles et portent l’ensemble de l’héritage génétique de leur seul parent, d’autre
part, cela représente un immense gain de temps pour les producteurs.
Ce type de multiplication peut parfois induire une certaine variabilité :
la plante régénérée n’est pas conforme. Cet accident rare peut-être mis
à profit pour la création de plants variants ou de mutants. D’autant plus
qu’aujourd’hui les généticiens utilisent des rayonnements ionisants (X,
gamma) ou des substances chimiques (méthane sulfonate d’éthyle) pour
augmenter les probabilités de ces accidents.
OGM
Le pas suivant de cette évolution des techniques d’amélioration des
plantes, c’est la modification génétique.
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