VI- UTILISATION :

        Les saules sont utilisés depuis des temps immémoriaux pour la vannerie qui est probablement la première industrie humaine : tous les saules de nos contrées à l’exception du saule marsault peuvent convenir .C’est notamment le cas du saule à trois étamines dont beaucoup de sélections ont été ou sont encore cultivées en Somme(Le Boisle) , en Touraine( La Villaine),en Haute-Marne (Fay-Bailot).

        Bien que son bois ne soit guère réputé car  se fendant  facilement, il a  de bons caractères mécaniques : une  variété de saule blanc-S.coerula-  est recherchée en Angleterre pour la fabrication de battes. Il n’est pas plus apprécié comme bois de chauffage car il brûle vite mais en produisant beaucoup de chaleur ce qui le faisait utiliser pour les fours des  boulangers.

            Comme les saules s’implantent naturellement au bord de l’eau ils contribuent au maintien des rives en limitant l’érosion ; utilisés aussi par l’homme par  le retour de l’usage des fascines.  

        Les décorations actuelles de jardin font beaucoup appel au saule pour la fabrication de murs « vivants » en saule tressé.(De beaux exemples aux jardins de Chaumont sur Loire près de Blois)

            Une utilisation plus classique est son usage en  haie coupe-vent ou simplement par son effet décoratif dont nous pouvons voir maintenant quelques exemples.

VII- QUELS CHOIX POUR LE JARDIN ?

        Quoi de mieux pour intégrer le jardin à l’environnement que de planter en bordure des  branches de saules blanc ou fragile de la taille d’un bras que vous taillez l’année suivante à hauteur d’homme pour en faire des têtards (halleaux ou trognes dans le centre ouest)qui manquent dans nos paysages. Leur rôle écologique n’est plus à démontrer.

         En dehors des variétés obtenues chez votre pépiniériste favori il peut être très captivant de chercher dans la nature des sujets remarquables par leurs chatons , feuillage , rameau…Il suffit alors de prélever par une coupure nette un rameau de la taille d’un crayon au moins ou plus gros si c’est possible et de le ficher directement en terre : tous les saules de la région acceptent allègrement ce type de reproduction végétative sauf le saule marsault qui fait son difficile.

Cette méthode peut se pratiquer presque en toutes saisons (l’été on peut bouturer directement dans l’eau)  mais le meilleur moment est au moment du gonflement des bourgeons soit fin février  début mars. (Il n’est pas dit qu’à la sainte Catherine tout bois prend racine).

Quant au semis des graines, outre le fait que  les saules s’hybridant facilement on n’est pas sûr d’obtenir la bonne variété, c’est une vraie gageure à cause des caractères des graines.

              Les seuls soins à leur apporter est une taille régulière qui les rend plus résistants

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